{"id":199,"date":"2016-11-26T17:49:17","date_gmt":"2016-11-26T13:49:17","guid":{"rendered":"http:\/\/labienfaisance.re\/?page_id=199"},"modified":"2016-11-26T21:59:45","modified_gmt":"2016-11-26T17:59:45","slug":"joseph-napoleon-sebastien-sarda-garriga","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/labienfaisance.re\/?page_id=199","title":{"rendered":"Joseph Napol\u00e9on S\u00e9bastien SARDA GARRIGA"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry-header\">\n<h1 class=\"entry-title\"><a href=\"http:\/\/godf.re\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/SARDA-GARRIGA.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-190\" src=\"http:\/\/godf.re\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/SARDA-GARRIGA.png\" sizes=\"auto, (max-width: 283px) 100vw, 283px\" srcset=\"http:\/\/godf.re\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/SARDA-GARRIGA.png 283w, http:\/\/godf.re\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/SARDA-GARRIGA-150x150.png 150w\" alt=\"SARDA GARRIGA\" width=\"283\" height=\"283\" \/><\/a><\/h1>\n<\/div>\n<div class=\"entry-content\">\n<p><strong>Sa vie profane<\/strong><br \/>\nN\u00e9 le 13 d\u00e9cembre 1808 \u00e0 PEZILLAS-LA-RIVIERE<br \/>\nD\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 8 septembre 1877 dans l\u2019EURE<\/p>\n<p>\u2022 Receveur g\u00e9n\u00e9ral des finances<\/p>\n<p>Joseph Napol\u00e9on S\u00e9bastien SARDA-GARRIGA est le second des sept enfants du berger Gaud\u00e9rie Sarda et Marie Garriga son \u00e9pouse.<br \/>\nLe propri\u00e9taire de Mas Blane, jean Antoine Arnaud, riche c\u00e9libataire, se prend d\u2019affection pour l\u2019enfant et \u00e0 sa mort en 1816, il en fait son l\u00e9gataire universel.<br \/>\nSARDA-GARRIGA a pour parrain, Joseph Bonaparte, fr\u00e8re de l\u2019Empereur, Roi d\u2019Espagne, qui avait \u00e9tait accueilli par sa modeste famille.<br \/>\nPar amour pour sa m\u00e8re il se fait appeler SARDA-GARRIGA et se lie d\u2019amiti\u00e9, vers 1821, avec \u00c9tienne Arago son condisciple au coll\u00e8ge royal de Perpignan.<br \/>\nApr\u00e8s de brillantes \u00e9tudes, il fait carri\u00e8re dans l\u2019administration des finances de Louis-Philippe, ce qui ne l\u2019emp\u00eache pas d\u2019afficher ses opinions r\u00e9publicaines.<br \/>\nIl \u00e9pouse en 1841, \u00c8ve Louise Poncelet de Mauvoir. Il est nomm\u00e9 en 1848, receveur g\u00e9n\u00e9ral des Finances. Franc ma\u00e7on ami de Victor Schoelcher, celui-ci membre du gouvernement provisoire le choisit pour le poste de commissaire g\u00e9n\u00e9ral de la R\u00e9publique \u00e0 l\u2019\u00eele de La REUNION. Sa mission : abolir l\u2019esclavage \u00e0 l\u2019\u00eele de la R\u00e9union en \u00e9vitant les troubles.<br \/>\nLe 27 mai 1848, l\u2019Oise appareille de Toulon direction La R\u00e9union avec \u00e0 son bord SARDA-GARRIGA accompagn\u00e9 du jeune Adolphe Cl\u00e9ment, le fis de Marie Ad\u00e9la\u00efde Cl\u00e9ment, une veuve de haut fonctionnaire avec laquelle il s\u2019est mis en m\u00e9nage en 1846, et Dufay, ma\u00eetre d\u2019h\u00f4tel \u00e0 son service.<br \/>\nL\u2019Oise est un vieux b\u00e2timent \u00e0 voiles de 800 tonneaux, voilier lent et inconfortable, une fl\u00fbte servant de corvette \u00e0 charge command\u00e9e par le capitaine de vaisseau Febvrier Despointes qui rejoint son poste de chef de la station navale de l\u2019Oc\u00e9an Indien.<br \/>\nLe 14 octobre 1848, SARDA-GARRIGA d\u00e9barque de l\u2019Oise et arrive comme Commissaire g\u00e9n\u00e9ral de la R\u00e9publique \u00e0 la R\u00e9union.<br \/>\nL\u2019assembl\u00e9e des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s continuait \u00e0 si\u00e9ger. Les bruits les plus sinistres circulaient. Il ne s\u2019agissait de rien moins, parmi les plus exalt\u00e9s, que de s\u2019opposer de vive force au d\u00e9barquement du commissaire g\u00e9n\u00e9ral. Le 14 il d\u00e9barqua accueilli par un silence glacial que justifiait l\u2019incertitude o\u00f9 l\u2019on \u00e9tait de la conduite qu\u2019il allait tenir, de la direction qu\u2019il allait imprimer \u00e0 son administration.<br \/>\nLes deux jours suivants furent employ\u00e9s, par les planteurs, en tentatives faites pour l\u2019engager \u00e0 sanctionner les r\u00e9unions de l\u2019assembl\u00e9e des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, comme devant tenir lieu de conseil colonial. Le commissaire g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9pondit en montrant le d\u00e9cret de suppression des conseils coloniaux, dont il \u00e9tait porteur ; il d\u00e9clara ill\u00e9gale une r\u00e9union se substituant de son chef \u00e0 une autre supprim\u00e9e par la loi. Le bureau de l\u2019assembl\u00e9e revint deux fois \u00e0 la charge, et, pour toute r\u00e9ponse, n\u2019obtint que deux refus motiv\u00e9s avec fermet\u00e9 calme qui fit comprendre l\u2019inutilit\u00e9 d\u2019insister d\u2019avantage. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention sage et \u00e9clair\u00e9e du pr\u00e9sident, l\u2019honorable M. Vinson, une dissolution prononc\u00e9e d\u2019office ne fut pas n\u00e9cessaire. L\u2019assembl\u00e9e se s\u00e9para.<br \/>\n18 octobre 1848, SARDA-GARRIGA publie un d\u00e9cret annon\u00e7ant l\u2019abolition de l\u2019esclavage pour le 20 d\u00e9cembre 1848. Le 24 octobre 1848, par d\u00e9cret le travail est rendu obligatoire.<br \/>\nLe 13 novembre 1848, SARDA-GARRIGA entame sa premi\u00e8re campagne d\u2019explication dans l\u2019\u00eele. Le commissaire g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9solut de parcourir successivement toutes les parties de la colonie, afin d\u2019expliquer lui-m\u00eame \u00e0 la population noire la nature de l\u2019arr\u00eat\u00e9 du 24 octobre, et de combattre l\u2019interpr\u00e9tation erron\u00e9e que l\u2019ignorance ou la malveillance pourraient tenter de lui donner.<br \/>\nEn cons\u00e9quence, il partit de Saint-Denis le 13 novembre 1848, et commen\u00e7a sa tourn\u00e9e dans l\u2019arrondissement Sous-le-Vent.<br \/>\nLe 7 d\u00e9cembre 1848, SARDA-GARRIGA est de retour \u00e0 Saint-Denis, la capitale est alors le th\u00e9\u00e2tre de manifestations de lyc\u00e9ens, le proviseur du lyc\u00e9e de Saint-Denis Th\u00e9odore Drouet est r\u00e9publicain, ce qui ne pla\u00eet gu\u00e8re \u00e0 ses \u00e9l\u00e8ves, issus de classe ais\u00e9e, donc conservatrice, ni \u00e0 leurs parents.<br \/>\nLe 19 d\u00e9cembre 1848, ne parvenant pas \u00e0 calmer les jeunes lyc\u00e9ens, SARDA-GARRIGA est oblig\u00e9 de fermer le lyc\u00e9e du 19 d\u00e9cembre 1848 au 1 er f\u00e9vrier 1849.<br \/>\nLe 20 d\u00e9cembre 1848, SARDA-GARRIGA proclame l\u2019abolition de l\u2019esclavage \u00e0 l\u2019\u00eele de la R\u00e9union.<br \/>\nL\u2019institution du travail obligatoire par le gouverneur SARDA-GARRIGA avait permis d\u2019abolir l\u2019esclavage dans le calme. Mais elle est vite bafou\u00e9e. Les propri\u00e9taires se plaignent, les affranchis d\u00e9sertent les champs. La faute est dans les deux camps : chez les patrons qui continuent \u00e0 se faire appeler \u00a0\u00bb mon Ma\u00eetre \u00ab\u00a0, la rudesse des mani\u00e8res ; chez l\u2019affranchi, on rejette une forme de travail assimil\u00e9e \u00e0 l\u2019esclavage.<br \/>\nLe 17 f\u00e9vrier 1849, le gouverneur de La R\u00e9union, SARDA-GARRIGA \u00e9pouse \u00e0 la cath\u00e9drale de Saint-Denis en seconde noce, Ad\u00e8le Juteau venue le rejoindre, et fait para\u00eetre ce m\u00eame jour sa Proclamation aux travailleurs.<br \/>\nSARDA-GARRIGA r\u00e9voqu\u00e9 le 10 novembre 1849, n\u2019est inform\u00e9 de cette mesure par courrier que le 22 janvier 1850. SARDA-GARRIGA quitte l\u2019\u00eele Bourbon le 21 avril 1850 pour entrer \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>En d\u00e9cembre 1851, il est nomm\u00e9 commissaire g\u00e9n\u00e9ral de la Guyane. Il rentre en France en 1853, ne voulant pas \u00eatre le gardien des opposants de Napol\u00e9on III, sa carri\u00e8re est bris\u00e9e.<\/p>\n<p>Il se retire dans l\u2019Eure et meurt pauvre le 8 septembre 1877.<\/p>\n<p><strong>Sa vie ma\u00e7onnique<\/strong><br \/>\n\u2022 Initi\u00e9 Franc-Ma\u00e7on, avant 1848, \u00e0 la Loge \u00ab Les Amis de la V\u00e9rit\u00e9 \u00bb, Paris<br \/>\n\u2022 Fr\u00e8re de la loge \u00ab La Cl\u00e9mente Amiti\u00e9 \u00bb, PARIS<\/p>\n<\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/labienfaisance.re\/?page_id=148\">R<\/a><a href=\"https:\/\/labienfaisance.re\/?page_id=148\">etour<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sa vie profane N\u00e9 le 13 d\u00e9cembre 1808 \u00e0 PEZILLAS-LA-RIVIERE D\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 8 septembre 1877 dans l\u2019EURE \u2022 Receveur g\u00e9n\u00e9ral des finances Joseph Napol\u00e9on S\u00e9bastien SARDA-GARRIGA est le second des sept enfants du berger Gaud\u00e9rie Sarda et Marie Garriga son \u00e9pouse. 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